Dix-sept jours avant et dix-septième jour de vadrouille. Jour parfait pour tester une nouvelle activité : faire un affût !
Rendez-vous avec Laurent Willenegger à 14h00 au Pont pour cet atelier hors du commun. Je ne sais pas trop à quoi m’attendre, sauf qu’il faudra marcher, patienter et avoir froid. Je suis prête à tout ! sans préjugé.
J’ai déjà, dès le levé du soleil, gelé mes fesses sur ma petite chaise à vouloir peindre les nettes rousses qui n’étaient pas du tout compliantes, et quand elles restaient calme, le vent agitait suffisamment l’étang pour qu’elles tournoient au lieu de rester en statue modèle. Les temps sont durs, c’est bien connu.
J’ai pas réussi les nettes mais j’ai déjà très nettement réussi ma journée. De ce fait je n’ai plus peur de rien. Affût glacial, ou pas.
Réussir une journée ? Ah, c’est plus facile qu’on croit : il faut prendre au moins une décision, entre le levé et le couché, qui apporte, au minimumun un instant de mieux-être. Une décision, un mieux être. C’est tout.

Ah non, c’est pas tout. Faut aussi en avoir une trace. Soit sur une feuille, soit dans la tête soit dans le cœur. Cette fois c’est tout. Le reste c’est en plus. On peut partager, recommencer, décider encore, changer de mari, de job ou de lunettes, qu’importe, le bien est fait.
Quand le bien est fait, il est fait.



En attendant de mourir de froid et de mal au gnou, je m’arrête au Mont d’Orzeire pour me réchauffer la panse, prendre un anti-inflammatoire et laisser une trace ici.

A me rappeler quand vivre ne me dit plus.